Artiste, Pierre Leguillon a développé au début des années 1990 une activité de commissaire d'exposition et de critique, en créant une revue d'une seule page, 'Sommaire' (35 numéros de 1991 à 1996), puis en collaborant au 'Journal des Arts', à 'Art press' (Hors-série « Oublier l'exposition » en 2000), puis à 'Purple' (chronique « Calme plat » autour des objets imprimés de 2002 à 2004).
Parallèlement, il a photographié de nombreuses expositions qu'il a commencé à rejouer depuis 1993 au sein de diaporamas, dont il augmente et renouvelle chaque fois le contenu. Il propose souvent des objets dérivés pour accompagner ces dispositifs.
Depuis octobre 2008, il a ouvert à Bordeaux, au Capc, une franchise de «La promesse de l'écran», un espace de projection initié à Paris en 2007.
Pierre Leguillon est né en 1969 à Nogent-sur-Marne.
Il vit et travaille à Paris.

Diane Arbus: Rétrospective Imprimée 1960-1971 - Pierre Leguillon - 2008
Pages de magazines encadrées, magazines, caisse
Fin 2008, Pierre Leguillon présentait à Kadist Art Foundation la première rétrospective de l'oeuvre de Diane Arbus (1923-1971) organisée en France depuis 1980.
Cette rétrospective, qui circule depuis comme exposition itinérante, réunit l'ensemble des images commandées à la photographe new-yorkaise par la presse anglo-américaine dans les années 1960. L'exposition présente les pages originales des magazines, notamment de 'Harper's Bazaar', 'Esquire', 'Nova' et 'The Sunday Times Magazine'.
Extrait du texte de Pierre Leguillon :"La mythologie qui entoure le personnage de Diane Arbus est volontairement mise à distance au profit d'un regard plus neutre sur une partie aujourd'hui moins connue de son oeuvre, bien qu'ayant fait l'objet d'une diffusion de masse.
Beaucoup des personnages qui figurent dans ces sujets de commande semblent moins sensationnels au premier abord que les « freaks » qui ont rendu le travail de Diane Arbus si célèbre, depuis la rétrospective que lui consacra le MoMA de New York en 1973, deux ans après son suicide.
Pourtant, en « feuilletant » l'ensemble de ses contributions pour la presse, la « méthode » de Diane Arbus, sa façon si particulière d'installer le modèle dans son environnement, ressort très distinctement. De longues séances de poses, parfois répétées, intimait au modèle de « lâcher prise » alors qu'il ne cesse jamais de fixer l'objectif, droit devant.
C'est sans doute la rigueur de leur construction qui permet à ces images de garder, aujourd'hui encore, toute leur actualité."