Les peintures hyperréalistes d'Andrew Grassie combinent un savoir faire et une facture classiques avec une démarche conceptuelle. Vues d'exposition ou d'atelier —réalisées d'après photographie et conservant ce format réduit, elles sont présentées comme des documents : « Painting as document » selon l'expression de l'artiste.
La question de l'exposition - le point de vue, le choix des oeuvres, l'accrochage — semble centrale pour Andrew Grassie qui provoque des protocoles (comme un commissaire d'exposition) pour faire naître ses séries. Dans « Group Show » (2003), il réunit un ensemble d'oeuvres qu'il photographie une par une pour les faire cohabiter ensemble dans l'espace par la peinture qu'il réalise ensuite : l'exposition en tant que telle n'existe que par cette trace finale, de même pour son projet « Tate, New Hang » (2004-05) qui montre différents points de vues d'un accrochage de la collection, accrochage qui n'a été réalisé que pour être documenté par peinture. Les peintures sont accrochées à l'emplacement suggéré par le point de vue décrit.
Andrew Grassie est né en 1966 à Edimbourg, Royaume-Uni. Il vit et travaille à Londres.

After the Archive Collections Room - Andrew Grassie - 2009
Tempera sur papier, 12 x 18 cm
En 2008, Grassie fut invité par la Whitechapel Gallery à documenter la transformation de certains de ses espaces. L'artiste choisit de fixer l'avant et l'après par une série de peintures : "After the Archive Collections Room" montre un moment de transition, où un espace en attente, avec son échafaudage, son balai et son désordre seront bientôt remplacés par une présentation de la collection d'archives.