Les deux jeunes artistes israéliennes Maayan Amir et Ruti Sela travaillent de manière collaborative ou iniduellement selon les projets. Jusqu'à présent, leurs courtes vidéos ont été tournées à Tel Aviv et rendent compte des contradictions qui définissent sa société et des relations de pouvoir en présence, entre artistes et modèles, entre hommes et femmes, entre sphère privée et domaine public. Ces films portent un regard sans jugement pour montrer comment l'occupation, la terreur et l'armée sont des influences constitutives de l'identité israélienne. Même dans les moments les plus privés, l'identité sexuelle et l'identité politique et militaire sont liées indéniablement.
Pour leur dernier projet « Exterritory », les deux artistes laissent leur caméra pour tenter d'investir collectivement un espace au delà des frontières, une plateforme autonome pour un échange des savoirs entre les artistes des différents pays voisins en guerre. Ce projet utopique existe uniquement dans une situation temporaire, un lieu en transit situé au delà des frontières maritimes. Là bas, Maayan Amir et Ruti Sela, d'autres artistes et commissaires se sont retrouvés pour projeter sur les voiles d'un bateau un programme de films traitant de la notion d'extra-territorialité. Le premier programme de Exterritory a eu lieu du 17 au 21 juin 2010, (par coïncidence quelques jours après l'attaque israélienne de la flotte qui se dirigeait vers Gaza) sur un bateau qui s'est déplacé d'Israël à Chypre. Elles ont présenté plus de 50 oeuvres et réunis plus de 20 artistes. http://exterritory.wordpress.com/first-even/
Ruti Sela est née en 1974 à Jérusalem. Maayan Amir est née en 1978 à Hedera. Elles vivent et travaillent à Tel-Aviv.

Beyond Guilt - Mayaan Amir & Ruti Sela - 2005
vidéo, couleur, son, 42'
Dans « Beyond Guilt » les deux artistes réalisent un portrait en trois volés de leur génération. A Tel Aviv. dans des espaces clos, comme les toilettes de bar ou des chambres d'hôtel, elles créent des situations dans lesquelles les participants répondent a des questions, se décrivent et se livrent. La caméra est à la main, il y a très peu de montage pour un résultat parfois brut. Cette caméra devient l'objet témoin qui s'échange entre les participants et les artistes dans une relation de pouvoir et de séduction. Ces personnes que l'on rencontre trouveront facilement leur semblables dans d'autres pays occidentaux Ce qui est finalement troublant, c'est cette contradiction même entre une légèreté de vie tournée vers le plaisir, le sexe, ou la transgression et une forme de violence dans laquelle on perçoit les traumatismes d'une guerre permanente, d'un conflit assumé et parfois revendiqué. C'est justement au delà d'une culpabilité que cette génération survie.

Beyond Guilt - Mayaan Amir & Ruti Sela - 2005
vidéo, couleur, son, 42'
Dans « Beyond Guilt » les deux artistes réalisent un portrait en trois volés de leur génération. A Tel Aviv. dans des espaces clos, comme les toilettes de bar ou des chambres d'hôtel, elles créent des situations dans lesquelles les participants répondent a des questions, se décrivent et se livrent. La caméra est à la main, il y a très peu de montage pour un résultat parfois brut. Cette caméra devient l'objet témoin qui s'échange entre les participants et les artistes dans une relation de pouvoir et de séduction. Ces personnes que l'on rencontre trouveront facilement leur semblables dans d'autres pays occidentaux Ce qui est finalement troublant, c'est cette contradiction même entre une légèreté de vie tournée vers le plaisir, le sexe, ou la transgression et une forme de violence dans laquelle on perçoit les traumatismes d'une guerre permanente, d'un conflit assumé et parfois revendiqué. C'est justement au delà d'une culpabilité que cette génération survie.

Beyond Guilt - Mayaan Amir & Ruti Sela - 2005
vidéo, couleur, son, 42'
Dans « Beyond Guilt » les deux artistes réalisent un portrait en trois volés de leur génération. A Tel Aviv. dans des espaces clos, comme les toilettes de bar ou des chambres d'hôtel, elles créent des situations dans lesquelles les participants répondent a des questions, se décrivent et se livrent. La caméra est à la main, il y a très peu de montage pour un résultat parfois brut. Cette caméra devient l'objet témoin qui s'échange entre les participants et les artistes dans une relation de pouvoir et de séduction. Ces personnes que l'on rencontre trouveront facilement leur semblables dans d'autres pays occidentaux Ce qui est finalement troublant, c'est cette contradiction même entre une légèreté de vie tournée vers le plaisir, le sexe, ou la transgression et une forme de violence dans laquelle on perçoit les traumatismes d'une guerre permanente, d'un conflit assumé et parfois revendiqué. C'est justement au delà d'une culpabilité que cette génération survie.