Rossella Biscotti est née en 1978, à Molfetta, en Italie.
Elle sera en résidence à Kadist en 2012 et bénéficiera d'une exposition personnelle en octobre 2012.
Elle vit et travaille à Rotterdam. Rossella Biscotti aborde dans ses oeuvres la question du temps et des notions qu'il induit, entre temps réel et temps fictif. Attachée à l'esthétique du documentaire, elle l'emploie pour montrer qu'il est impossible de rendre parfaitement compte d'une vérité, les interprétations de chacun rendant une même réalité multiple. Ses oeuvres remettent en question la confiance que l'on a tendance à accorder trop facilement aux documents historiques, qu'il s'agisse de films, de photographies mais également d'actes. Le passé est envisagé comme véritable médiateur du changement. Il joue un rôle actif dans la construction du présent, tout en interrogeant la légitimité de l'Histoire et de ceux qui la fabriquent. Dans son travail, les événements historiques entrent dans le présent et créent ainsi une dimension de temps indéfini.

The Undercover Man - Rossella Biscotti - 2008
Vidéo, 16mm transféré sur DVD, 30 min
Pour traiter de l'idée de la mémoire et de l'identité collective, Rossella Biscotti a choisi un personnage emblématique de la lutte contre la mafia américaine. Le projet
The Undercover Man tourne autour de la figure de Joseph D. Pistone, agent du FBI, qui dans les années 1970 - 1980, avait infiltré deux célèbres familles du crime, Bonanno et Colombo, sous la fausse identité de Donnie Brasco. Après avoir permis l'arrestation de nombreux criminels de la mafia italo-américaine, il a été placé sous surveillance spéciale et vit depuis dans l'anonymat. À travers
The Undercover Man, Rossella Biscotti rend à Joseph D. Pistone la possibilité de parler, et par conséquent, d'exister. Inspiré du film de Mike Newell, réalisé à partir de cette histoire vraie (
Donnie Brasco, 1997), le projet traite des relations qui existent entre réalité et fiction, ou du moins entre ce que nous envisageons comme étant la réalité ou la fiction : est-il possible qu'une histoire soit si bien racontée qu'elle soit admise par tous comme la version officielle ? Consciente des besoins de chacun à incarner le narrateur de l'histoire, Rossella Biscotti invite le spectateur à développer son propre récit. Dans un film noir des années 1940, l'agent du FBI Joseph Pistone, alias Donnie Brasco, est interrogé sur son opération d'infiltration au sein de la mafia américaine des années 1980.

The Undercover Man - Rossella Biscotti - 2008
Photographie, marqueur rouge
Pour traiter de l'idée de la mémoire et de l'identité collective, Rossella Biscotti a choisi un personnage emblématique de la lutte contre la mafia américaine. Le projet
The Undercover Man tourne autour de la figure de Joseph D. Pistone, agent du FBI, qui dans les années 1970 - 1980, avait infiltré deux célèbres familles du crime, Bonanno et Colombo, sous la fausse identité de Donnie Brasco. Après avoir permis l'arrestation de nombreux criminels de la mafia italo-américaine, il a été placé sous surveillance spéciale et vit depuis dans l'anonymat. À travers
The Undercover Man, Rossella Biscotti rend à Joseph D. Pistone la possibilité de parler, et par conséquent, d'exister. Inspiré du film de Mike Newell, réalisé à partir de cette histoire vraie (
Donnie Brasco, 1997), le projet traite des relations qui existent entre réalité et fiction, ou du moins entre ce que nous envisageons comme étant la réalité ou la fiction : est-il possible qu'une histoire soit si bien racontée qu'elle soit admise par tous comme la version officielle ? Consciente des besoins de chacun à incarner le narrateur de l'histoire, Rossella Biscotti invite le spectateur à développer son propre récit.

You have to be focused - Rossella Biscotti - 2008
Vue d'exposition à la Prometeogallery, Milan
Pour traiter de l'idée de la mémoire et de l'identité collective, Rossella Biscotti a choisi un personnage emblématique de la lutte contre la mafia américaine. Le projet
The Undercover Man tourne autour de la figure de Joseph D. Pistone, agent du FBI, qui dans les années 1970 - 1980, avait infiltré deux célèbres familles du crime, Bonanno et Colombo, sous la fausse identité de Donnie Brasco. Après avoir permis l'arrestation de nombreux criminels de la mafia italo-américaine, il a été placé sous surveillance spéciale et vit depuis dans l'anonymat. À travers
The Undercover Man, Rossella Biscotti rend à Joseph D. Pistone la possibilité de parler, et par conséquent, d'exister. Inspiré du film de Mike Newell, réalisé à partir de cette histoire vraie (
Donnie Brasco, 1997), le projet traite des relations qui existent entre réalité et fiction, ou du moins entre ce que nous envisageons comme étant la réalité ou la fiction : est-il possible qu'une histoire soit si bien racontée qu'elle soit admise par tous comme la version officielle ? Consciente des besoins de chacun à incarner le narrateur de l'histoire, Rossella Biscotti invite le spectateur à développer son propre récit.

You have to be focused - Rossella Biscotti - 2008
Vue d'exposition à la Wilfried Lentz Gallery, Rotterdam
Pour traiter de l'idée de la mémoire et de l'identité collective, Rossella Biscotti a choisi un personnage emblématique de la lutte contre la mafia américaine. Le projet
The Undercover Man tourne autour de la figure de Joseph D. Pistone, agent du FBI, qui dans les années 1970 - 1980, avait infiltré deux célèbres familles du crime, Bonanno et Colombo, sous la fausse identité de Donnie Brasco. Après avoir permis l'arrestation de nombreux criminels de la mafia italo-américaine, il a été placé sous surveillance spéciale et vit depuis dans l'anonymat. À travers
The Undercover Man, Rossella Biscotti rend à Joseph D. Pistone la possibilité de parler, et par conséquent, d'exister. Inspiré du film de Mike Newell, réalisé à partir de cette histoire vraie (
Donnie Brasco, 1997), le projet traite des relations qui existent entre réalité et fiction, ou du moins entre ce que nous envisageons comme étant la réalité ou la fiction : est-il possible qu'une histoire soit si bien racontée qu'elle soit admise par tous comme la version officielle ? Consciente des besoins de chacun à incarner le narrateur de l'histoire, Rossella Biscotti invite le spectateur à développer son propre récit.

Le Teste in Oggeto - The Heads in Question - Rossella Biscotti - 2009
Vue d'exposition à la Fondation Nomas, Rome
Rossella Biscotti a découvert, dans les sous-sols du Palazzo degli Uffici, à Rome, cinq têtes de bronze de Mussolini et du roi Victor Emmanuel III, commandées aux sculpteurs Prini et Rambelli dans le cadre de l'Exposition Universelle de 1942. Ces têtes ne furent jamais montrées au public : la Seconde Guerre Mondiale ayant éclaté, la foire prévue à Rome n'a jamais eu lieu. La série
Le Teste in Oggeto - The Heads in Question a donné lieu à une exposition à la Fondation Nomas, précédée d'une annonce par l'artiste et suivie d'une performance de clôture. Exposées, ces sculptures deviennent des objets d'observation et de discussion dont la valeur esthétique est mise en avant. Pour Rossella Biscotti, la présentation de ces cinq têtes ne doit pas être perçue comme une exposition au sens classique du terme, mais plutôt comme un processus invitant chacun à repenser leur signification face au monde contemporain. Posées simplement sur des palettes en bois, elles offrent aux spectateurs la possibilité de tourner autour d'elles, de les toucher et de les observer sous tous les angles. Leur présence monumentale, typique de la propagande fasciste, n'est plus aussi intimidante. L'exposition, d'une semaine seulement, devient ici un prétexte pour définir le nouveau statut de la commande d'oeuvres et aborde la question délicate de l'utilisation de l'art en tant qu'objet de propagande. A la fin de l'exposition, les sculptures ont été reconduites dans les sous-sols, dans une sorte de rituel qui rappelle les processions païennes.