Exhibitions
Maayan Amir & Ruti Sela

Maayan Amir & Ruti Sela, "Beyond Guilt", 2003-2005. Exhibition view, 2011.
Maayan Amir & Ruti Sela, "Beyond Guilt", 2003-2005. Exhibition view, 2011.
Maayan Amir & Ruti Sela, "Beyond Guilt", 2003-2005. Exhibition view, 2011.
Maayan Amir & Ruti Sela, "Beyond Guilt", 2003-2005. Exhibition view, 2011.
Maayan Amir & Ruti Sela, "Beyond Guilt", 2003-2005. Exhibition view, 2011.
Maayan Amir & Ruti Sela, "Beyond Guilt", 2003-2005. Exhibition view, 2011.
Maayan Amir & Ruti Sela, "Beyond Guilt", 2003-2005. Film still.
Maayan Amir & Ruti Sela, "Beyond Guilt", 2003-2005. Film still.
Maayan Amir & Ruti Sela, "Beyond Guilt", 2003-2005. Film still.
Maayan Amir & Ruti Sela, "Beyond Guilt", 2003-2005. Film still.

Maayan Amir et Ruti Sela abordent chacune dans leur travail la question de l'identité nationale,
envisagée depuis une perspective complexe qui mêle le rapport à l'autorité, à la moralité, à la sexualité.

La caméra, outil de prédilection des artistes, incarne leur posture qui oscille entre la provocation et la distanciation.
Leur travail dépeint ainsi les contradictions inhérentes à une génération qui doit vivre «au-delà de la culpabilité» - traduction du titre de la trilogie vidéo qu'elles ont réalisée ensemble.
Pour ce film, "Beyond Guilt", tourné entre 2003 et 2005 au cours des nuits underground de Tel Aviv, Amir et Sela ont séduit les personnes interviewées dans des toilettes de boîtes de nuit et sur des sites de rencontres en ligne pour les attirer dans des chambres d'hôtels, rendant plus trouble encore la relation de pouvoir entre celui qui filme et celui qui est filmé. Ces conversations avec des inconnus auraient pu être uniquement érotiques, mais elles prennent bien souvent une tournure dramatique au moment où on s'y attend le moins.
Le film montre l'impact de la présence militaire sur la société et les répercussions de l'occupation. Les deux apparaissent comme des facteurs constitutifs de l'identité israélienne, visibles même dans les moments les plus intimes.

Afin de poursuivre ces réflexions perçues à travers le regard d'une génération, l'exposition présente deux vidéos tournées et réalisées avec les étudiants de Ruti Sela.
La première, "History of Violence" est une visite filmée au Musée de Haïfa en 2009 avec des étudiants de l'Université. La visite prend une tournure décisive lorsqu'ils tombent par hasard sur l'oeuvre de Mona Hatoum, artiste libanaise d'origine palestinienne. Cette découverte mène à une discussion politique houleuse sur les effets du boycott culturel entre ces étudiants qui représentent un microcosme de la société israélienne (un arabe musulman, un arabe chrétien, un druze et un juif).
La seconde vidéo intitulée "People Will Comply" (2010) a été réalisée au Digital Art Lab à Holon pendant l'exposition «Evil To The Core» liée à l'expérience de Milgram (consistant à mesurer l'aptitude des sujets participants à obéir à une figure d'autorité). Cette expérience rappelle aux étudiants leurs propres expériences de guerre, endurées au cours de leur service militaire. Ces vidéos, dans lesquelles les étudiants sont confrontés aux oeuvres d'art et à la caméra de Ruti Sela, montrent le potentiel de l'art à provoquer un débat politique.

L'exposition de Maayan Amir et Ruti Sela à la Fondation Kadist est la première en France.
L'oeuvre Beyond Guilt fait partie de la collection.


Événement parallèle : le projet « Exterritory » :


En septembre 2011, une rencontre aura lieu à Paris autour de cette notion d'exterritorialité. Ce sera l'occasion d'écrire un nouveau chapitre de ce projet collectif et pluridisciplinaire.
(Informations sur la date et le lieu à venir)
Depuis 2009, Maayan Amir et Ruti Sela ont conçu ce projet comme une plateforme qui permet à des artistes et intellectuels vivant dans des zones en conflit de se rencontrer dans un espace indépendant, libérés momentanément de toute contrainte nationale en naviguant sur les eaux extraterritoriales.
En octobre 2010, elles ont organisé une projection d'images vidéo sur les voiles de bateaux intitulée  «Thinking about (unstable) images in (unstable) spaces» (Penser à des images (instables) dans des espaces (instables)).
En avril 2011, elles ont reçu pour ce projet un prix de l'UNESCO.

http://exterritory.wordpress.com/background/


Maayan Amir est née en 1978, elle vit et travaille à Tel Aviv, Israël.
Elle est artiste et commissaire indépendante. Elle prépare actuellement une thèse au département d'études artistiques interdisciplinaires de l'Université de Tel Aviv. Elle enseigne les pratiques curatoriales au Sapir Academic College et a publié un livre sur le cinéma documentaire israélien en 2008.

Ruti Sela est née à Jerusalem en 1974.  Elle vit et travaille à Tel Aviv, Israël.
Elle enseigne l'art et la vidéo à l'Université de Haifa et à l'Institut Avni. Elle est diplômée d'une licence avec de la Bezalel Academy et d'un Master du département de cinéma de l'Université de Tel-Aviv. Elle a reçu de nombreux prix parmi lesquels celui de « Meilleur jeune artiste » du ministère israélien de
l'Education et en 2009, elle a remporté le prix « Anselm Kiefer » de la Wolf Foundation.

Leurs oeuvres ont été présentées dans de nombreuses expositions internationales, telles que la biennale de Sydney en 2009, la biennale d'Istanbul en 2009, Manifesta 8 à Murcia en 2010, la biennale de Berlin en 2010, et par des institutions telles que le Centre Pompidou et le Jeu de Paume à Paris, Art In General à New York, et TPW à Toronto.    

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